Ce week end du 8 mai, Made In Normandie s'est expatriée à Dijon, capitale de la moutarde, mais pas seulement...
Nos reporters ont pu admirer la ville sous son plus beau soleil!
Teddy, un autochtone, a accepté de nous consacrer quelques heures afin de nous présenter sa belle citée. Nous le remercions pour son excellente prestation digne des plus grands professionnels guides interprètes! Architecture, gastronomie, politique, histoire ou annecdotes, le jeune homme est intarissable sur les richesses que semble nous cacher Dijon!
Grace à Wikipédia et quelques autres sites connaisseurs, j'ai pu retrouver quelques unes des merveilles qu'il nous a fait découvrir! Les photos, elles, sont de moi bien sure. Attention, suivez le guide! Dijon est une ville de France, préfecture du département de la Côte-d'Or et chef-lieu de la région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Dijonnais.
Héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, « capitale des ducs de Bourgogne », Dijon est également touristique, gastronomique et commerçante, ville verte, avec une tradition de vie culturelle intense. C'est aussi une ville universitaire, d'affaires et de congrès et un centre économique régional au tissu diversifié, notamment dans le secteur agro-alimentaire.
L'architecture de Dijon témoigne d'un long passé. La ville compte ainsi en son centre des rues bordées d'édifices médiévaux. D'autres quartiers présentent une architecture "hausmannienne", comme la place Darcy et les grands boulevards : boulevard de Brosses, rue Devosge, boulevard Carnot...

ci dessus, la poste principale de Dijon
Au IIIe siècle, sous la menace des grandes invasions barbares, une étroite enceinte fortifiée, munie de trente-trois tours, fut construite pour protéger un périmètre très réduit de l'agglomération. À cette époque, Dijon porte le nom de Divio . La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural à Dijon. La ville reprend son essor dans l'entre-deux-guerres, durant lequel des quartiers résidentiels se construisent. Occupée en juin 1940 par l'armée allemande du IIIe Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l'épreuve sans destruction autre que celle de la gare.
Dijon dispose de l’un des premiers secteurs sauvegardés de France, avec 97 hectares de monuments classés et remarquablement conservés. Reconnu internationalement, son patrimoine s'est bâti au fil des siècles, et continue de se construire aujourd'hui. Le « vieux Dijon » ou centre historique comporte d'innombrables maisons anciennes, hôtels parlementaires, maisons bourgeoises mais aussi demeures plus modestes qui donnent un charme incomparable aux rues du centre ville.
Ainsi, Dijon est pour moi, une ville lumineuse. Des pierres blanches, des toits aux tuiles vernissées... Quelques jardins publiques, quelques rues piétonnes. A l'office de tourisme, on nous vend un dépliant proposant le "parcours de la chouette". En suivant les petites chouettes au sol, vous suivez l'intinéraire des principaux monuments de la ville. 2.50 euros si je ne dis pas de bétises. Ce parcours se fait à pied, en une heure environs. Mais avec un bon guide comme le notre, on peut compter 3 heures minimum! Il y a tellement de choses à dire que tout ne tient pas en un petit livret!
Mais au fait, pourquoi la chouette? Eh bien oui messieurs dames, l'emblème de Dijon n'est pas la moutarde, mais la chouette! On ignore réellement l'origine de l'emblème.
Quoi qu'il en soit, si vous vous rendez rue de la chouette (comme c'est original!), sur un coin du mur de l'église Notre Dame, vous trouverez une petite statuette bien errodée. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il sagit d'une copie de la statuette originale. La coutume veut qu'on la touche avec la main gauche et qu'on mette la main droite sur le coeur. Alors on peut faire un voeux qui doit se réaliser. Des pierres, en veux tu en voilà! Entre autre, le parcours de la chouette vous fera voir les batiments suivants: Le Palais des ducs et des États de BourgogneLa cathédrale Saint-Bénigne, construite aux XIIIe et XIVe siècles, abrite dans sa crypte, seul vestige d'une rotonde romane détruite en 1792, les vestiges du tombeau du martyr éponyme, évangélisateur de la Bourgogne. L'édifice, autrefois abbatiale, était entouré de bâtiments dont subsiste l'ancien dortoir des Bénédictins, où se trouve le musée archéologique. L'église Notre-Dame, du XIIIe siècle, chef-d'œuvre du gothique bourguignon, est unique dans l'architecture gothique française. Sa façade occidentale est ornée de nombreuses gargouilles décoratives restituées au XIXe siècle par sept sculpteurs parisiens. L'amorce de sa tour sud supporte le Jacquemart, horloge à quatre automates. accueille aujourd'hui le musée des Beaux-Arts et la mairie. Face au Palais s'étend la place de la Libération en forme d'hémicycle, conçue par Jules Hardouin-Mansart en 1680.

Ci dessus, l'église St Etienne de Dijon
L'église Saint-Étienne de Dijon est le plus ancien lieu de culte du castrum dijonnais. Abbaye de chanoines réguliers au Moyen Âge, cathédrale en 1731, désaffectée à la Révolution, elle a abrité jusqu'en 2007 la chambre de commerce. Le musée Rude occupe toujours le choeur, mais pour encore peu de temps.

Le jardin Darcy, situé face à la place Darcy (et son arche " porte Guillaume").
Les toits bourguignons originaux, composés de tuiles vernissées multicolores, égayent plusieurs bâtiments du centre ville (hôtel de Vogüé, maison Aubriot notamment), l'église du Sacré-Cœur de Dijon date des années 1930, les méridiennes, indiquant le midi solaire vrai. L'une se trouve rue de la Liberté, une autre sur la façade du Palais des Ducs, une troisième à l'intérieur de la tour Philippe le Bon. On peut observer le midi solaire vrai sur ces méridiennes aux heures légales.
Dijon est une ville appréciée des routards aux budget serré. En effet, il existe un service de navettes gratuites en centre ville (Divacit) et 8 de ses musées sont en accès libre!
Dijon œuvre à la valorisation et à l’enrichissement de son patrimoine. La ville a consacré en 2007 environ 54 millions d'euros à la culture, sur un budget total avoisinant 250 millions d'euros. L’auditorium à l'acoustique exceptionnelle, les huit musées – entièrement gratuits – dont celui des Beaux-Arts, qui se classe dans les premiers de France par l'importance de ses collections, les théâtres et salles de spectacle, les structures comme La Vapeur, dénicheuse de nouveaux talents, les galeries d'art, les cinémas – bientôt un nouveau multiplexe –, les bibliothèques municipales, le conservatoire national de musique, les parcs et jardins – 745 ha de verdure soit 49 m² par habitant –, un planétarium et une nouvelle médiathèque interquartiers sont autant d’éléments qui participent à la mise en valeur et à la richesse de la cité.
A propos de culture, je vous conseille le musée de la vie bourguignonne, situé dans l'ancien couvent des bernardines. A l'entrée, une charmande madame (dont le fils est normand pardi!!) vous accueille très gentillement. Au rez de chaussée, des mainequins de cire mimes des scènes de la vie d'autrefois. Costumes et outils vous sont expliqués brièvement et simplement. Pour les enfants, des petites frises, dessinées à leur hauteur, leur explique ce qu'ils voient avec leurs mots. A l'étage, d'anciennes boutiques du centre ville ont été démontées puis remontées à l'identique dans ce musée. Une vrai ballade à travers le temps. Puis quelques vitrines vous parlent de la gastronomie et des coutumes de Dijon. La moutarde et sa méthode de fabrication (car c'est bien la méthode qui est breuvetée de Dijon et non pas la moutarde!) est bien sure présente.
Si vous aimez les musées, il y a l'embaras du choix:
- Le musée des Beaux-Arts de Dijon est installé dans le Palais des ducs de Bourgogne. Dans la « salle des gardes » sont exposés les tombeaux des ducs Philippe le Hardi et Jean sans Peur, provenant de la chartreuse de Champmol. Les autres salles renferment des collections de peinture et de sculpture allant du Moyen Âge à l'époque contemporaine.
- Le musée archéologique occupe une partie des anciens bâtiments de l'abbaye Saint-Bénigne et détient des pièces provenant des fouilles régionales. La collection lapidaire gallo-romaine et les bois provenant du sanctuaire des sources de la Seine sont de tout premier ordre.
- Le musée d'art sacré, installé dans l'ancienne église des Bernardines, présente d'intéressantes collections liturgiques et un morceau de sculpture magistrale : la Visitation, provenant du couvent du même nom, aujourd'hui détruit.
- Le musée Magnin occupe l'ancien hôtel Lantin, rue des Bons-Enfants. Il renferme une magnifique collection de tableaux et de meubles réunie par les Magnin, une famille d'amateurs.
- Le musée François Rude, situé dans le transept de l'ancienne église Saint-Étienne, abrite les moulages de diverses statues de François Rude, et donne accès à l'abside de l'église ; on peut y observer des restes de l'ancien castrum, enceinte gallo-romaine de Dijon.
- Le muséum - jardin des Sciences, dont les bâtiments se trouvent parmi les collections botaniques du jardin de l'Arquebuse.
- Le musée de la moutarde de Dijon, situé sous l'usine Amora, appartient au groupe Unilever.
A propos de gastronomie, Dijon est bien connue pour sa moutarde, mais pas seulement! Que dire du fameux boeuf bourguignon, du vin de bourgogne, de ses escargots et de sa fondue! Un peu moins célèbre mais non moins délicieux, les nonnettes sont des petits pains d'épices au cassis. Et saviez vous que le kir Le Kir (apéritif composé d'aligoté et de crème de cassis) vient de Dijon? Oui madame! C'est un homme d'église qui, parcequ'il était un peu radin, offrait à ses invités son vieux vin. Pour masquer le goût du "périmé" ajoutait un peu de cassis. Et comment s'appelait ce monsieur? L'abbé Kir! Il a également donné son nom à un lac à l'entrée de la ville.
Dijon se veut une capitale de la gastronomie, avec sa foire internationale et gastronomique qui se tient chaque année à l'automne, et dont un pays est hôte d'honneur et la Biennale internationale des arts culinaire (BIAC).
Dijon est la capitale administrative d'une des régions vinicoles les plus connues au monde, la Bourgogne. C'est toutefois Beaune qui est la capitale du vin de Bourgogne.
Dijon est la capitale de la moutarde. Le verjus de Bourgogne, qui entre dans la fabrication de la moutarde de Dijon, permet de développer l'essence et le piquant de la graine.
Enfin, Dijon est aussi une ville verte, enfin je veux dire écolo quoi!
La ville se dotera d'ici 2013, d'un réseau de transport en commun en site propre, vraisemblablement un tramway. En outre, il existe un service de navettes gratuites en centre-ville (Diviaciti), ainsi qu'un service de vélos en libre accès, baptisé Velodi, dont l'opérateur est Clear Channel Communications. Lancé le 29 février 2008, il comptera à terme 400 vélos répartis dans 35 stations.
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